DVD: À la location
(À la vente)
Dernière remise à jour, le 1er juillet 2009





Pour personnaliser nos choix,
nous avons opté pour un système
de cotation par le biais suivant :
Sans commentaire
A vous de voir
Conseillé par la rédaction


 
Le film de la semaine:


- "Sept vies" de Gabriele Muccino avec Will Smith, Rosario Dawson et Woody Harrelson.
Tout débute par un appel à l'aide à la police. Il a fallu sept jours à Dieu pour créer le monde et il ne faudra que sept secondes à Ben Thomas pour détruire sa vie. Cachant un terrible secret, l'homme s'est donné pour mission de transformer la vie de sept inconnus. Mais, il croise en chemin Emily qui le changera à tout jamais. La rédemption est toujours possible...
Will Smith avait déjà travaillé avec le réalisateur italien Gabriele Muccino sur le très larmoyant "À la recherche du bonheur". La seconde rencontre débouche donc sur un film de genre bercé de nombreux secrets et d'un drame annoncé. Dans une mise en scène pesante, le cinéaste mesure ses effets pour nous inonder dans un final à l'effet plutôt réussi. Malheureusement entre-temps, on s'ennuie ferme avec cette oeuvre plombée par des dialogues inutiles et un rythme généralement peu soutenu. À part cela, le couple Will Smith et Rosario Dawson se défend avec honneur face à une galerie de seconds rôles quasi inexistants. Les fans d'un Will Smith du cinéma d'action seront sur leur faim tandis que les autres pourront toujours pleurer avec lui. Dommage parce qu'après "À la recherche du bonheur" on est toujours en manque de celui-ci...
Sony - (23 juillet)


À la location:


- "La fille de Monaco" d'Anne Fontaine avec Fabrice Luchini, Roschdy Zem et Louise Bourgoin.
Avocat d'assises réputé, Bertrand se rend sur le rocher de Monaco pour défendre une riche héritière accusée de meurtre. Sur place, il rencontre Christophe, un garde du corps chargé de sa protection qui prend son boulot très au sérieux. Mais à Monaco, il y a aussi Audrey, la vedette locale qui présente la météo au journal télévisé. Leur point commun: Ils aiment le sexe plutôt que l'amour. Jusqu'au jour où...
Pour son dernier long-métrage, Anne Fontaine s'intéresse de prêt aux rapports modernes de la vie de couple. Entre sexe sans amour, trahissons et sécurité, la réalisatrice met en marche un film chargé de longueurs et d'une certaine lourdeur aussi. Seul Roschdy Zem réussit à sortir son épingle du jeu avec un jeu froid et plein de retenue. À ses côtés, Fabrice Luchini et Louise Bourgoin jouent les amoureux de service sans que l'on vibre pour eux, dommage car le principe de la comédie dramatique en perd en crédibilité. On retient donc un film pompant doublé d'un message qui tombe à l'eau assez rapidement. Les amateurs de suspense en seront pour leur compte.
Interdit aux moins de 12 ans, 91 mn., FEV

- "Hell Ride" de Larry Bishop avec Michael Madsen, Dennis Hopper et Vinnie Jones.
C'est par vengeance que l'on retrouve Pistolero et ses gars sur la route à la recherche d'un gang de motards, les 666. Ces derniers ont assassiné sa compagne en la brûlant vive. Pour arriver à ses fins, Pistolero devra emprunter une route secrète qui l'emmènera au coeur de l'Enfer. La vengeance est à ce prix...
Reste plus qu'à dire que le film est produit par Quentin Tarantino et le ton est donné. Des motards, des flingues et de l'action sont au rendez-vous avec ce long-métrage mis en scène par l'acteur Larry Bishop vu dans "Kill Bill. Vol. 2" et metteur en scène de "Mad Dog" en 1996. Avec sa seconde réalisation, le cinéaste s'attaque au cinéma de genre, la série B. Une discipline qu'il maîtrise comme il peut et ce malgré un casting prometteur avec entre autres: Michael Madsen, Dennis Hopper, Vinnie Jones et le regretté David Carradine. Le scénario vu et revu n'arrive pas à nous tenir en haleine dans cette histoire de motards sans grand intérêt. Bref, la route empruntée ici nous mène droit dans le mur et ce n'est pas le nom de Quentin Tarantino qui y changera quoi que ce soit.
Dommage pour les fans.
Interdit aux moins de 16 ans, 81 mn., Vidéodis

- "Coco" de et avec Gad Elmaleh, Manu Payet et Noémi Lvovsky.
À 40 ans, Coco représente à la lettre celui qui a réussi dans la vie. Un gars au TOP en somme. Homme d'affaire survolté, il va bientôt fêter comme il se doit la bar-mitsva de son fils Samuel. Un événement que l'homme veut hors-normes. En un mot comme en mille, il a pour mission d'éclater tous ses convives. Un projet qui ne va pas plaire longtemps à son entourage...
Tout comme ce fut le cas pour "Chouchou", le personnage de Coco est né lors du one-man-show: "La vie normale". Cet homme d'affaire juif, énergique et excentrique qui n'a aucune limite dans la vie prend forme aujourd'hui dans un long-métrage mis personnellement en scène par Gad Elmaleh qui s'offre aussi le rôle principal. Bref, occupant à la fois tous les postes, Gad devient mégalomane dans ce film qui en perd en crédibilité. Jouant sur la surenchère, "Coco" prend des accents de "La vérité si je mens" et l'humour s'en retrouvera pas forcément grandi. Comme si tout a été dit dans la bande-annonce du film, "Coco" manque résolument de surprises même si à la fin la morale reste sauve. La caricature est à l'ordre du jour dans ce film qui a perdu le côté innocent de "Chouchou". Finalement l'éclate c'est pour Gad et les larmes sont pour nous. Dommage, on pouvait tout de même s'attendre à plus qu'à une simple parodie malheureusement trop sur-jouée.
Universal - (23 juillet)

- "Underworld 3: Le soulèvement des Lycans" de Patrick Tatopoulos avec Rhona Mitra, Bill Nighy et Michael Sheen.
Au Moyen-Âge, l'équilibre règne entre les Vampires dirigés d'une main de fer par Victor et leurs esclaves les Lycans. Mais lorsque la fille de Victor s'éprend de Lucian, un Lycan, c'est le début d'une longue guerre sanglante...
Préquel revenant en détail sur l'origine de la haine entre Lycans et Vampires, ce troisième opus n'a pas vraiment séduit le réalisateur Len Wiseman et Kate Beckinsale, son actrice principale qui ont évité l'exercice. C'est un aficionados des effets spéciaux ("Stargate", "Silent Hill",...) Patrick Tatopoulos qui fait ses premiers pas derrière la caméra accompagné de l'actrice Rhona Mitra, sûrement choisie pour sa ressemblance avec l'héroïne des films précédents. On passera le fait que le personnage apparaissait déjà dans le premier volet sous un tout autre physique puisque depuis on nous avait juré que Selene redoutable vampire des deux opus précédents ressemblait à Sonja, fille de Victor. Dans un univers toujours aussi sombre et bleuté, Patrick Tatopoulos redonne vie à ce couple destiné à disparaître tragiquement. Si la sauce passe plutôt bien, quelques maladresses nous laissent néanmoins sur notre faim. Sûrement dépassé par son nouveau poste, le metteur en scène connu pour ses effets parfois hallucinants n'arrive pas donner de l'ampleur à son récit ou à ses visuels, sans parler de la chorégraphie des combats quasi inexistante. Reste des personnages que les aficionados seront heureux de retrouver comme Lucian (Michael Sheen) qui méritait bien une approche approfondie.
Avec "Underworld 3", l'univers contemporain fait place à un décor unique, un château et la forêt qui l'entoure, théâtre d'un affrontement entre vampires froids et loups-garous en soif de liberté.
Sony - (28 juillet)

- "Religulous" de Larry Charles.
Bill Maher est le spécialiste incontesté de l'interview décapante, du commentaire qui tue ou de la question qu'il ne fallait pas poser. Dans son documentaire, il s'attaque à la religion: "Mon but est de pointer les aberrations et les aspects ridicules de toutes les religions!" Pour sa réalisation, il s'est associé au réalisateur de "Borat". Ce dernier explique : "Ce documentaire montre les limites et la réalité de la religion et nous amène aux vraies questions: Pourquoi croyons-nous ? D'où nous vient ce besoin viscéral ? Pouvons-nous être bons sans Dieu ? La foi est-elle une maladie obsessionnelle ?"
Traitant de son sujet à la manière de "Bowling for Columbine", l'humoriste new-yorkais se promène de par le monde pour parler de religion et en particulier d'extrémisme dans les religions. N'hésitant pas à prendre des intervenants de toutes croyances et de tous lieux en passant par des personnages colorés (un prêcheur se prenant pour Jésus, un rabbin antisioniste ou un rappeur musulman), son discours se veut dénonciateur et choquant, laissant transparaître ses opinions. Un éloge de l'athéisme qui manque parfois de pertinence tout en restant à travers la causticité de Bill Maher et le traitement de Larry Charles ("Borat") une intéressante introduction à la réflexion.
Videodis

- "L'Emmerdeur" de Francis Veber avec Richard Berry, Patrick Timsit, Pascal Elbé et Virginie Ledoyen.
Deux chambres d'hôtel contiguës. Dans l'une, Ralph Milan, un tueur venu pour abattre une cible de sa chambre. Dans l'autre, François Pignon en plein désarroi amoureux tente de se suicider, se loupe et crée une inondation. Ralph, la machine à tuer parfaitement huilée, voit débarquer l'énorme grain de sable qu'est François Pignon...
Après une adaptation réussie de sa pièce trente ans plus tôt par Edouard Molinaro avec Jacques Brel et Lino Ventura dans les rôles titre, Francis Veber transpose sa vision de l'oeuvre à l'écran. Une décision qui pourrait dérouter les plus âgés mais qui reste réussie. Le couple Berry - Timsit utilise la complicité acquise dans leurs précédentes collaborations pour s'approprier les personnages portés par l'énergie et les dialogues de Veber. Le réalisateur enchaîne les gags, évite les plats pour un résultat efficace qui devrait rassurer les amateurs de François Pignon. Agrémenté des apparitions stimulantes de Pascal Elbé et Michel Aumont, "L'emmerdeur" a tout d'une très bonne comédie. L'ombre de la version précédente risque néanmoins de gâcher le plaisir des plus mordus.
Vidéodis

- "The abandoned" de Nacho Cerda avec Anastasia Hille, Karel Roden et Paraskeva Djukelova.
Cela faisait maintenant plus de 40 ans que Marie n'avait pas mis les pieds en Russie. Sa mère vient de décéder et elle lui laisse la maison familiale. Sur place, Marie découvre que le lieu qu'elle vient d'hériter est hanté. Une autre surprise l'attend vu que son frère jumeau Nikolaï habite également dans la région. Après la rencontre choc, voici le temps des découvertes qui font peur...
Le sujet de "The abandoned" est loin d'être une nouveauté au cinéma. Le coup de la maison fantôme, du frère jumeau venu de nulle part et les fantômes qui harcèlent tout ce qui bougent sont les ingrédients phare de ce petit film d'horreur du samedi soir. Pas de doute, on se fait tout de même quelques frayeurs grâce à des images plombées d'effets spéciaux morbides qui séduiront avant tout les amateurs de latex et d'hémoglobine. Bref, rien de bien neuf dans le domaine de l'horreur. À voir donc que si on est fan du genre et de ses clichés ou pour tous ceux qui n'auraient vraiment rien d'autre à se mettre sous la dent. C'est bien peu tout ça!
Interdit aux moins de 16 ans, 95 mn., Afilm

- "The Tattooist" de Peter Burger avec Jason Behr et Mia Blake.
Tatoueur plutôt doué, Jake Sawyer s'empare d'un instrument sacré des Samoans afin d'en comprendre sa force. Malheureusement pour lui, l'outil de dessin s'avère être maudit. En effet, chaque personne que Jake a tatouée est vouée à un décès atroce. Sina, sa nouvelle fiancée est en danger...
Sous la forme d'un téléfilm érotico-fantastique, "The Tattooist" pénètre l'univers du tatouage rien que pour nous faire peur. Dans une facture plutôt gothique à l'image, le réalisateur utilise tous les clichés liés au genre pour mettre en scène une histoire qui joue sur l'usage d'un outil maléfique appartenant à des spécialistes en la matière, les Samoans reconnus pour leur image tribale. L'acteur de "Skinwalkers", Jason Behr interprète ici le play-boy de service face aux courbes sexy d'une actrice encore peu connue chez nous, Mia Blake. Ensemble, ils donnent naissance à un long-métrage destiné à un public amateur de dessins sur la peau et de scènes chargées de sensualité. Bref, pas forcément le film à voir de toute urgence.
Interdit aux moins de 16 ans, 94 mn., Vidéodis

- "Neverwas" de Joshua Michael Stern avec Aaron Eckhart, Ian McKellen et Brittany Murphy.
Cela fait un bout de temps que Zack Riley n'avait plus mis les pieds dans son village natal où son père a écrit un conte à succès, "Neverwas". Psychiatre de métier, il pose ses valises dans l'hôpital qui accueillit son géniteur comme patient. Sur place, Zack rencontre un drôle de malade, Gabriel qui s'autoproclame Roi de Neverwas. Entre rêve et réalité, Zack devra choisir sa voie pour sauver ce monde imaginaire en danger...
Contrairement à de nombreuses oeuvres féeriques pour adolescent, "Neverwas" se démarque par son approche frontale du sujet. L'histoire d'un conte de fée que certains pensent être vrai. Le tout est analysé sous le point de vue d'un psychanalyste impliqué dans l'histoire vu que c'est lui qui est le héros du roman. La suite nous embarque dans une recherche de la vérité prenante et qui nous garde en haleine jusqu'au quart d'heure final. Les acteurs son excellents à commencer par William Hurt dans le rôle d'un schizophrène plutôt étrange. Dans une mise en scène agréable, "Neverwas" ne s'adresse pas à un jeune public même si celui-ci ne regardera plus les histoires d'enfants d'un même oeil. Une entreprise originale qui apporte un ton neuf à un genre à la mode ces dernières années. Bref, un DVD conseillé pour toute la famille.
Interdit aux moins de 6 ans, 99 mn., Vidéodis

- "The Promotion" de Steven Conrad avec Sean William Scott et John Reilley.
Doug est sur le point de prendre du galon dans le grand magasin où il travaille. Malheureusement pour lui, la concurrence sera serrée vu qu'un certain Richard louche également sur le poste. Ce dernier venu du Canada se rend rapidement sympathique aux yeux de tous sauf à ceux de Doug. Le combat de coq prend forme et c'est le meilleur d'entre eux qui remportera le titre de directeur d'une nouvelle enseigne dans la ville...
Dans la catégorie "buddy movie", films de potes, "The Promotion" se dénote par le point de vue sérieux de son réalisateur qui analyse avec une certaine froideur l'univers compétitif des employés des grandes surfaces aux États-Unis. Le duo formé par Sean William Scott ("American Pie") et John Reilley ("Magnolia") s'investit avec rigueur dans leurs personnages coincés dans des rêves finalement fort peu emballant. Mais qu'à cela n'y tienne, nos héros mettent tout leur coeur pour remporter ce poste si important à leurs yeux. Du côté spectateur, il faudra tout de même un bon moment avant de se faire happer par cette aventure où on se demande bien lequel des deux gagnera ce job de directeur. Il faudra donc attendre la fin du film pour le savoir. Bref, tout ça pour ça!
Interdit aux moins de 6 ans, 86 mn., Afilm

- "Le prix de la loyauté" de Gavin O'Connor avec Edward Norton, Colin Farrell et Jon Voight.
New York est en effroi. En effet, quatre policiers sont retrouvés morts dans ce qui semble bien être une embuscade. Le fils du commissaire, Ray Francis Tierney est convoqué par son père afin d'enquêter sur ce drame sans précédents. Rapidement, les investigations portent sur une piste qui le mène directement vers le commissariat de police. Y aurait-il des flics corrompus dans la famille...
C'est à un film ambitieux que nous invite le réalisateur Gavin O'Connor en prenant comme histoire une enquête difficile qui implique des policiers corrompus. Un scénario depuis longtemps transposé au cinéma que ce soit hier ou aujourd'hui. Pour sa part, le cinéaste place son film sur les épaules d'Edward Norton impeccable en agent de police intègre. Face à lui, le jeu est certes moins impliqué que ce soit pour Colin Farrell ou Jon Voight, les deux autres stars du film. Sans véritablement soulever de vagues, "Le prix de la loyauté" est une oeuvre qui prend son temps avant de s'installer. C'est fort long, attendu et malheureusement sans grand intérêt. Les amateurs du genre et des acteurs en resteront certainement sur leur faim. Dommage pour une oeuvre que l'on attendait prometteuse.
Videodis

- "Mensonges d'état" de Ridley Scott avec Leonardo DiCaprio, Russell Crowe et Mark Strong.
Alors que l'Europe est secouée par une vague d'attentats sans précédent, Roger Ferris est recruté par la CIA pour retrouver un dangereux terroriste. Pour ce faire, il sillonne l'Arabie jusqu'en Jordanie. Sur place, il entre en contact avec le chef du renseignement local afin que ce dernier lui prête main forte. Mais attention, le danger rôde partout...
Basé sur une histoire adaptée du roman éponyme d'un journaliste du Washington Post, David Ignatius, "Body of lies" pour son titre original nous entraîne dans l'univers des terroristes avec une guerre où tout tient sur le mensonge. Un mensonge qui peut sauver des vies et qui est malheureusement sans aucun intérêt ici. Le réalisateur Ridley Scott ("Gladiator") n'innove aucunement le genre avec ce film qui finit rapidement par nous lasser. On se demande même parfois comment on va tenir pendant les deux heures de projection. Reste une oeuvre approximative où Leonardo DiCaprio et Russell Crowe se débrouillent comme ils le peuvent. Dommage car on aurait pu s'attendre à beaucoup plus avec une telle affiche. Finalement, "Mensonges d'état" ne sert qu'à justifier une guerre contre le terrorisme qui bafoue de nombreux droits de citoyens honnêtes. Un film de propagande plus qu'une oeuvre de divertissement. Comme quoi la guerre contre le mal n'est pas forcément une bonne chose pour le cinéma Hollywoodien.
Warner

- "Madagascar 2" d'Eric Darnell et Tom Mcgrath avec les voix de Sacha Baron Cohen, David Schwimmer, Chris Rock.
Toujours en soif d'aventure, Alex le lion, Marty le zèbre, Melman la girafe et Gloria l'hippopotame s'apprêtent à partir pour l'Afrique à bord d'un avion rafistolé par les ingénieux pingouins. Après un vol chaotique, ils arrivent à destination et retrouvent leur famille respective pour le meilleur et le pire...
Après le succès de "Madagascar" et quelques intermèdes plutôt réussis comme "Kung Fu Panda" ou "Wall-e", les studios Dreamworks proposent une suite un peu moins inspirée mais toujours aussi drôle. Parfois un peu touffue pour vraiment nous emporter au loin, "Madagascar 2" réunit pour plaire aux petits et grands toute la fine équipe, pingouins et lémuriens compris. Jouant sur la différence entre vie sauvage et vie new-yorkaise, le scénario ose même brouiller nos acolytes et révèle les origines d'Alex le lion.
À l'aide de gags visuels, de dialogues croustillants et de la personnalité des protagonistes, le film arrive toujours à nous faire rire malgré un scénario moins original et plus attendu. Dreamworks n'en oublie pas pour autant un casting vocal à la hauteur avec pour les voix françaises Marina Foïs, José Garcia, Anthony Kavanagh, Jean-paul Rouve et Michaël Youn tout en gardant une préférence pour la version originale et sa joyeuse équipe composée de Ben Stiller, Chris Rock, Jada Pinkett Smith, David Schwimmer, et le survolté Sacha Baron Cohen dans la peau du lémurien Julian.
Fidèle à la franchise, "Madagascar 2" regorge de quiproquos alléchants pour vous embarquer sur "Air Pingouin", référence en matière de voyage familial aussi périlleux qu'agréable.
Paramount

- "The long weekend" de Pat Holden avec Chris Klein, Brendan Fehr et Moneca Delain.
Depuis son plus jeune âge, Ed Waxman filme tout ce qui passe devant l'objectif de sa caméra. Jusqu'au jour, où il trouve sa copine au lit filmant ses ébats avec un amant. Ed met fin à son hobby à tout jamais et s'engage dans la carrière de publicitaire. Malheureusement, aujourd'hui, sa carrière est en danger. À la fin du week-end, il doit trouver une idée de pub ou c'est la porte. Ce même week-end, son frère lui promet de lui trouver une fille. Et c'est fort dommage, Ed a dit oui...
Sous ses airs de comédie romantique pour adolescents, "The long weekend" de Pat Holden sort du lot grâce à une approche plutôt originale. En effet, le film est truffé de spots souvent insolites tels que ceux que l'on retrouve dans "Vidéo Gags" ou sur "Youtube". Un traitement qui trouve toute son importance en fin de film. À part cette bonne idée, "The long weekend" est soutenu par un trio plein d'énergie formé par Chris Klein, Brendan Fehr et Moneca Delain. Ensemble, ils insufflent au film un côté sympathique qui découle sur une oeuvre qui plaira avant tout aux amateurs de comédies romantiques originales et légèrement sexy dans son approche. On rappelle que les auteurs signalent sur la jaquette "De la même veine que "American Pie"". L'effet de groupe et de collège en moins, dirons-nous tout simplement.
Pour le reste cela se regarde avec beaucoup, beaucoup de plaisirs.
Interdit aux moins de 12 ans, 88 mn., Vidéodis

- "Rock'NRolla" de Guy Ritchie avec Gerard Butler, Tom Wilkinson et Mark Strong.
Lenny est le genre de gangster à l'ancienne qui tend à disparaître avec la venue d'une nouvelle criminalité à Londres. Ses jours sont en danger alors que la rue est en ébullition avec l'annonce du coup du siècle. Est-ce que Lenny sera toujours de la partie...
Réalisateur à la carrière en dents de scie, Guy Ritchie reste tout de même un metteur en scène hors normes avec des oeuvres telles que "Snatch" et "Arnaques, crimes et botanique". Pour sa dernière réalisation, il en remet une couche avec une oeuvre de gangsters décontractée et sur-vitaminée dans son approche. Utilisant comme prétexte l'affrontement entre une façon de faire à l'ancienne face à la génération montante, il réalise ici un film mouvementé et déstructuré à souhaits. Autant dire que le scénario est prétexte à vous en mettre plein la vue que ce soit au niveau de l'action, de l'humour ou avec une intrigue souvent malmenée. Les férus du genre seront aux anges alors que certains y perdront certainement leur latin. Pas de doute, ce nouveau film de Guy Ritchie aura encore une fois son lot d'admirateurs et de détracteurs. Mais, honnêtement, le réalisateur arrive enfin à remonter le niveau sans pour autant surprendre.
Universal

- "L'échange" de Clint Eastwood" avec Angelina Jolie et John Malkovich.
Los Angeles, 1928. Alors qu'elle l'a laissé pour aller travailler, le soir venu Christine ne retrouve pas son fils. Après une recherche effrénée de plusieurs mois, la police lui ramène un garçon de neuf ans affirmant être Walter. D'abord désorientée par les reporters et ses propres émotions, Christine ramène le garçon à la maison avant de prévenir les autorités que celui-ci n'est pas son fils. Mais dans le contexte d'un Los Angeles en pleine prohibition, on ne la prend pas au sérieux et plus que tout il est intolérable qu'une femme remettre en cause le système. Accusée d'être délirante, Christine trouve un allié de poids, le très engagé Révérend Briegleb qui l'aide à combattre les autorités de la ville et à chercher son fils disparu...
Tirée de faits réels qui ont ébranlé le système judiciaire, la dernière réalisation de Clint Eastwood donne un rôle en or à Angelina Jolie habitée par l'amour maternel et accompagnée du très bon John Malkovitch. Une histoire forte qui fit scandale à l'époque et qui rappelle les préjugés sur les femmes dans l'Amérique de 1928. Sans oublier des sujets récurrents comme la corruption ou l'individu perdu dans le système. Pour illustrer ce sujet fort, le réalisateur use d'une mise en scène classique mais travaillée à travers une photographie léchée et des plans étudiés pour toucher juste.
Comme à son habitude, Clint Eastwood illustre à merveille ce scénario à travers une double intrigue qui devrait captiver un large public grâce à une mise en scène aboutie et le jeu émouvant de son actrice.
Universal

- "Solitaire" de Greg McLean avec Radha Mitchell, Michael Vartan et Sam Worthington.
Un journaliste profite de son voyage en Australie pour visiter en bateau les eaux sauvages du Kadaku National Park. Malheureusement ce qui s'annonçait comme une agréable croisière finit rapidement en véritable cauchemar. En effet, dans les eaux de la rivière rôde un prédateur aussi affamé que dangereux...
L'histoire est plantée. Dans un décor hostile, des touristes sont pris au piège sur une île. Alors que l'eau monte, le danger grandit. Un crocodile géant attend impatiemment son dîner qui tente par tous les moyens de lui échapper. Hommes, femmes et enfants devront user de tout leur courage pour sortir vivant de ce piège qui semble sans issues. FIlm d'horreur plutôt réussi, "Solitaire" de Greg McLean aura le mérite de ne pas prendre le spectateur pour un imbécile. Les images sont emplies de suspense alors que le scénario nous promet quelques bons moments de terreur et de surprises. On notera que la scène finale vaut à elle seule le déplacement. Pas de doute, le film idéal pour frémir un samedi soir entre copains ou pourquoi pas en famille pour les plus téméraires.
Interdit aux moins de 16 ans, 95 mn., Vidéodis

- "Frangins malgré eux" d'Adam McKay avec Will Ferrell, John C. Reilly et Adam Scott.
À l'approche de leurs 40 ans, Brennan et Dale habitent toujours chez leurs parents respectifs. Malheureusement pour eux, le père de l'un et la mère de l'autre ont décidé de vivre sous le même toit. Une situation qui risquera d'être difficile pour ces deux fils uniques habitués à être le chouchou de la maison...
Quand le réalisateur Adam McKay tourne une oeuvre avec Will Ferrell, on est généralement loin de se dire qu'on aura affaire à une oeuvre intellectuelle. Heureusement, l'équipe a décidé de ne pas déroger à la la règle grâce à cette comédie familiale qui s'accapare à sa manière les bases de "Tanguy" tourné il y a maintenant sept ans par Étienne Chatilliez. Sauf qu'ici, l'équipe appuie avec force et clichés sur les délires qu'occasionne l'affrontement entre deux Tanguy hors normes interprétés par Will Ferrell et John C. Reilly. Malgré ses côtés "cul cul la praline", "Les beaux-frères" reste tout de même un long métrage agréable à prendre au second degré bien entendu. Ce qui est forcément normal quand on regarde le générique de plus près. Mais je me répète, là!!!
Sony

- "Une histoire de famille" d'Helen Hunt avec Helen Hunt, Matthew Broderick et Colin Firth.
Ben vient d'annoncer à April qu'il la quitte. Seule et désemparée, la jeune femme apprend quelques jours plus tard le décès de sa mère adoptive. L'occasion pour Bernice, une présentatrice à la mode à la télé de lui annoncer qu'elle est sa véritable mère. Sous le choc, April tombera également sous le charme du père d'un de ses élèves. Mais n'est-ce pas un peu de trop pour une seule personne...
Comédie dramatique made in Hollywood, "Une histoire de famille" d'Helen Hunt aura tous les ingrédients pour en faire un film réussi. Tout d'abord le casting est efficace à commencer par Helen Hunt, Matthew Broderick et Colin Firth, sans oublier bien entendu l'apparition de Bette Midler dans le rôle de la véritable maman déjantée. Ensemble, ils donnent vie à une oeuvre pour adultes faite de moments d'humour et de beaucoup de drames aussi. Pas de doute, l'actrice Helen Hunt s'est sentie investie par son sujet. Un film qui sonne juste et qui s'adresse à tous les amateurs de cinéma élégant au sens propre comme au figuré. Sortez vos mouchoirs.
Interdit aux moins de 16 ans, 100 mn., Vidéodis

- "Les 3 p'tits cochons" de Patrick Huard avec Claude Legault, Guillaume Lemay-Thivierge et Paul Doucet.
Mathieu, Christian et Rémi sont trois frères qui se retrouvent au chevet de leur mère hospitalisée dans un état comateux. Pour chacun d'entre eux, un lourd secret pèse sur leur vie de couples respectif. Entre drames, ruptures et petits soucis, chacun des frères retrouvera du réconfort auprès de cette mère immobile et surtout entre eux trois. Les liens se resserrent et qui sait, peut-être que la vie de couple suivra...
La fidélité et son contraire sont au centre de cette comédie de moeurs qui jongle entre humour, larmes et sourires. Un film qui fait du bien et surtout qui ne juge pas ses personnages plus humains que l'on ne croit. Le trio de frères est parfait alors que les seconds rôles ne sont pas laissés en compte pour le plus grand plaisir des amateurs de jeux d'acteur. Sans tomber trop dans les clichés, "Les 3 p'tits cochons" est avant tout un clin d'oeil à la vie et aux histoires d'amours d'aujourd'hui où les couples se font et défont à tour de bras. Pour sa part, le réalisateur Patrick Huard en a pris le parti d'en rire en notre compagnie avec ce film qui signe également sa première réalisation au cinéma alors qu'en tant qu'acteur, on aura déjà pu le voir dans des séries comme "Taxi 0-22" et "Le coeur à ses raisons". Comme quoi, la morale est toujours sauve quand l'amour est dans les airs ;-)
Interdit aux moins de 12 ans, 120 mn., FEV

- "Death race" de W.S. Anderson avec Jason Statham, Tyrese Gibson et Ian McShane.
Dans le monde des courses automobiles, le nom de Jensen Ames est connu de tous les amateurs. Aujourd'hui à la retraite, l'homme vit en compagnie de sa femme et de sa fille. Mais un jour, il se réveille en cellule avec sur le dos le meurtre de son épouse. Pour s'en sortir, ses geôliers lui proposent de participer à une "Death race", une course où le vainqueur est également le dernier survivant...
Sorte de film hybride entre "Fast and furious" et "Mad Max", "Death race" de W.S. Anderson est avant tout un bon divertissement à classer dans la catégorie des films d'action. Inspiré d'une oeuvre originale parue en 1975, le film use d'effets spéciaux en tout genre, histoire de nous mettre en condition dans cette compétition où tous les coups sont permis. Spécialiste des rôles de tête brûlée, Jason Statham est correct dans son personnage de victime malgré lui. Pour le reste, "Death race" n'apporte rien de neuf au genre comme on aurait pu s'y attendre. Ceci pour rassurer les fans qui auraient pu penser voir ici un film d'auteur. C'est donc dans une oeuvre pied au plancher que l'on retrouve Jason Statham, qui est certainement l'acteur qui fait le plus avancer la cause du port de la ceinture. Et rien que pour cela, on le remercie...
Universal



- "Two Lovers" de James Gray avec Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow et Vinessa Shaw

- "Mesrine: L'ennemi public n°1" de Jean-Francois Richet avec Vincent Cassel, Mathieu Amalric et Ludivine Sagnier

- "Mesrine : L'instinct de mort" de Jean-Francois Richet avec Vincent Cassel, Mathieu Amalric et Ludivine Sagnier

- "Louise Michel" de Gustave Kervern et Benoît Delépine avec Yolande Moreau, Bouli Lanners et Benoît Poelvoorde

- "Twilight: Fascination" de Catherine Hardwicke avec Kristen Stewart, Robert Pattinson et Taylor Lautner

- "Agathe Clery" d'Etienne Chatiliez avec Valérie Lemercier, Isabelle Nanty et Dominique Lavanant

- "Walkyrie" de Bryan Singer avec Tom Cruise, Kenneth Branagh et Carice Van Houten - (7 juillet)

- "Slumdog Millionaire" de Danny Boyle avec Dev Patel, Anil Kapoor et Irrfan Khan - (14 juillet)

- "Che - 1ère partie: L'Argentin" de Steven Soderbergh avec Benicio Del Toro, Demian Bichir et Julia Ormond - (14 juillet)

- "Gran Torino" de et avec Clint Eastwood, Christopher Carley et Bee Vang - (14 juillet)

- "Che - 2ème partie: Guerilla" de Steven Soderbergh avec Benicio Del Toro, Demian Bichir et Julia Ormond - (28 juillet)

- "Saw V" de David Hackl avec Tobin Bell, Costas Mandylor et Scott Patterson



© 1996 - 2009 6bears Magazine