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Les
trois royaumes
Retour aux sources en
grande pompe
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208 après
J.C.. Contre son gré, l'empereur Han Xiandi doit
préparer la guerre pour enfin faire revenir la
paix en Chine. Ses ennemis sont situés dans les
royaumes de Xu et de Wu et face à la menace, ils
ont décidé d'unir leurs forces au grand
damne de leur assaillant. Pas de doute, la liberté
sera au prix de nombreux morts sur le champs de bataille
situé aux abords des rives du fleuve Yangtze.
L'histoire est à ce prix...
John Woo, qui ne
connaît pas l'un des réalisateurs qui firent
les beaux jours du film d'action honkongais à qui
l'on doit quelques innovations visuelles dont se servent
de nombreux metteurs en scène contemporains.
Malgré une carrière internationale plus
mitigée ("Paycheck", "Hostage", "Windtalkers",
"Mission Impossible 2", "Volte Face"), il fait partie
de ces hommes qui ont changé le film d'action
à tout jamais. Pour s'en convaincre, il suffit de
revenir à ses premiers chefs-d'oeuvre tout en les
replaçant dans leur contexte ("The Killer", "Le
Syndicat Du Crime", "Une Balle Dans La Tête" et "A
Toute épreuve"). Pourquoi revenir à ses
débuts? Tout simplement parce que "Les trois
royaumes" signe le retour du fils prodigue au pays,
à ses premiers films épiques et
peut-être aussi sa dernière chance de
revenir sous les projecteurs. En choisissant d'adapter le
roman historique de Luo Guanzhong, racontant la plus
célèbre bataille de toute l'histoire
chinoise, le réalisateur devait se donner les
moyens de ses ambitions et à Pékin (on se
souvient des J.O.), il a été plus que
comblé. On estime le budget à 80 millions
de dollars et à l'image, on est dans le
spectaculaire: figurants à perte de vue,
décors numérisés somptueux, sans
parler des mouvements de caméra et de la
reconstitution léchée.
Présenté à l'origine en deux parties
pour un spectacle de cinq heures, le film pour le public
américain et européen a été
rogné pour ne durer que deux heures et demie. Ce
qui n'enlève rien à sa compréhension
mais laisse par moment cette impression de coupe. Un
défaut léger qui n'empiète
aucunement sur la qualité générale
de l'oeuvre. L'image léchée et le jeu
d'acteur judicieux servent un scénario digne d'une
super-production épique. Les combats
réalistes sont bien amenés, rien à
voir avec les envolées lyriques
du "Secret Des Poignards Volants"
de Zhang Yimou ou de
"Tigre Et Dragon".Un film de genre qui
séduira sans aucun doute les puristes. Les autres,
un petit effort sera tout de même demandé.
C'est ça aussi l'art du cinéma.
Site
Web
2008
(Metropolitan FilmExport)
Réalisation : John Woo
Scénario : John Woo, Khan Chan, Kuo Chang et Sheng
Heyu
Photo : Yue Lu et Zhang Li
Musique : Tarô Iwashiro
avec
Zhou Yu..........Tony Leung Chiu Wai
Zhuge Liang..........Takeshi Kaneshiro
Cao Cao..........Zhang Fengyi
Sun Quan..........Chang Chen
Sun Shangxiang..........Zhao Wei
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