The
Chaser
Une surprise venue de
Corée
Ancien
détective devenu maquereau, Jung-ho n'a pas l'air
très scrupuleux quand il s'agit de ses filles. De
mauvaise humeur suite à la disparition de l'une
d'entre elles, il devient soupçonneux quand la
jeune Mi-jin à son tour ne donne plus de nouvelles
après un rendez-vous. Il décide de suivre
ses traces avec comme seuls indices, le numéro de
téléphone du client et le lieu où
Mi-jin a abandonné sa voiture. Au fil de son
enquête, il tombe sur le client qui se
révèle être un serial-killer...
Présenté hors
compétition dans la sélection officielle
à Cannes, "The Chaser", premier long
métrage du coréen Na Jong-Hi, s'est fait
discrètement remarquer, ce qui lui a valu en plus
d'une distribution en salles, l'intérêt
d'Hollywood qui prévoit déjà un
remake avec Di Caprio dans le rôle titre. Un
éclairage qui a dû surprendre le jeune
réalisateur de ce polar qui tout en étant
bien ficellé et bien filmé manque
néanmoins d'un brin d'originalité.
Dans la pure lignée
des polars coréens, "The Chaser" est
à la fois sombre et réaliste. Avec une
accroche un peu laborieuse, le réalisateur
présente son personnage central un
proxénète qui n'a rien d'un héros et
ne semble porter aucun intérêt pour ses
filles si ce n'est l'argent qu'elles rapportent. Un
regard qui évolue peu à peu tout comme le
héros qui se découvre une nouvelle
sensibilité. Les réjouissances
s'arrêteront là avec un portrait cinglant de
l'incompétence de la police à
dénouer le noeud du problème.
Sur les pas du
proxénète à la mine peu engageante,
on est emporté dans une enquête
explosée, très rythmée où
s'instaure peu à peu un climat angoissant non
dénué d'humour. Malgré quelques
scènes plus horrifiques, le réalisateur
appuie avant tout un climat réaliste et nous prend
à son jeu grâce à une trame
inattendue. Très vite, le tueur est
identifié mais il faut encore trouver sa ou ses
victimes. Une trame qui se repose sur
l'athmosphère du film, moite et sombre comme ces
scènes de pluie, de nuit et de ruelles.
Un premier
long-métrage qui nous prend petit à petit
au jeu et qui, si c'est encore nécessaire, nous
prouve l'excellente santé du cinéma
coréen.
(C.H)
Site
Web
2008
Réalisation : Na
Hong-Ji
avec
Kim Yoon-seok
Ha Jung-Woo
Seo Yeong-Hee
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