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Dernière
remise à jour, le 1er juillet
2010
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- "Shutter
Island "
de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio, Ben
Kingsley, Mark Ruffalo et Emily Mortimer.
1954. Teddy Daniels et Chuck Aule
enquêtent sur la disparition d'une
patiente internée pour le meurtre de ses
enfants et qui s'est échappée d'un
hôpital psychiatrique à
sécurité maximale. L'hôpital
en question est basé sur Shutter Island,
une île située à environ une
heure au large de Boston...
Après "Mystic River" et "Gone
Baby Gone" c'est un autre livre de Dennis
Lehane qui est adapté au cinéma et
de façon magistrale. Ce thriller gothique
a inspiré Martin Scorsese après un
malheureux remake d' "Infernal Affairs".
Il faut dire que l'univers scié bien au
réalisateur avec sa densité
dramatique, ses moments hallucinés et son
jeu de piste à la suite des
différents protagonistes, des
névrosés qui détiennent
peut-être la clé de l'intrigue.
Parmi eux, des déments
interprétés avec force par Jackie
Earle Haley et Elias Koteas. Di Caprio n'est pas
en reste avec un personnage emprunt de
vengeance, fragile, torturé et
acharné. À ses côtés,
Mark Ruffalo, Ben Kingsley, Max von Sydow, Emily
Mortimer et Michelle Williams.
Laissant échapper les indices au
compte-gouttes, "Shutter Island" est une
très bonne surprise, un thriller
fiévreux sur la folie, transcendé
par un montage nerveux et une mise en
scène hallucinatoire. Un récit qui
tient toutes ses promesses jusqu'au grand
final.
Universal
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-"The
Cove  "
de Louie Psihoyos.
Après s'être fait connaître
dans les années 60 par la série
"Flipper", l'ex-dresseur de dauphins Ric O'Barry
est aujourd'hui un défenseur
acharné des cétacés. Avec
l'équipe de l'Oceanic Preservation
Society, O'Barry entreprend de
révéler au monde entier la
vérité sur ce qu'il se passe
à Taiji, au Japon, une petite ville qui
cache un bien grand secret. Malgré
l'hostilité de la police locale et des
pêcheurs, O'Barry et ses complices
réunissent une équipe de choc:
cadreurs et preneurs de sons sous-marins,
océanographes et plongeurs en
apnée se lancent dans une
opération secrète, destinée
à rapporter des images interdites de la
petite baie isolée...
"The Cove" est un documentaire
édifiant qui met en lumière un
trafic sanglant sur l'une des créatures
les plus appréciées du grand
public, le dauphin, massacré dans le plus
grand secret ou capturé pour être
envoyé dans les delphinariums du monde
entier. Pour attirer l'intérêt du
public, une équipe commando s'est rendue
au Japon pour illustrer l'exploitation des
dauphins à l'aide d'images chocs. Un
travail militant qui prend à parti le
spectateur, espérant ainsi
discréditer leur captivité qui est
encore loin de leur offrir une vie
décente tout en soulignant une
escroquerie. Au Japon, les consommateurs de
viande de baleine mangent malgré eux du
dauphin avec un risque sanitaire, ceux-ci
contenant des doses alarmantes de mercure.
Un discours que Ric O'Barry tient depuis de
nombreuses années dans des colloques et
qui enfin se retrouve sur un support accessible
et visible par tous. Malgré son
côté militant, le film souligne
comme bien d'autres le non-respect de la vie et
l'état d'urgence qui règne
actuellement sur la planète. Un sujet
récompensé d'un Oscar.
EuropaCorp
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- "The Book of
Eli  "
d'Albert Hughes avec Mila Kunis, Denzel
Washington et Gary Oldman.
L'Amérique n'est plus qu'une terre
désolée, les villes sont en ruines
et les routes, des pièges infestés
de bandes criminelles. Depuis des années,
Eli voyage seul, se protégeant des
attaques et se battant pour trouver de quoi
survivre. Lorsqu'il arrive dans ce qui fut
autrefois la Californie, sa personnalité
attire l'intérêt de Carnegie, un
homme à la tête d'une petite
communauté de criminels qui espère
bien l'intégrer dans ses rangs. Mais, Eli
a une autre idée en tête, continuer
sa route vers l'ouest...
Après "From Hell", les
frères Hugues abordent un thème
très actuel, la fin du monde. Assez
proche de "The Road", "The Book of Eli"
s'en éloigne très vite par sa mise
en scène plus rapide et son approche plus
directe de la violence. On pense un peu à
"Mad Max" même si on trouve des
références aux westerns de Sergio
Leone. Grâce à une photographie
très soignée et des effets
numériques discrets, on s'accroche aux
pas d'Eli, un personnage héroïque,
attaché à ce passé perdu et
sachant éviter les pièges d'un
présent plus morne. Un premier rôle
qui habille bien l'acteur Denzel Washington,
dernier humain au pays des barbares. Alors que
Gary Oldman préfère la face
sombre, opposant son désir d'ordre et de
pouvoir aux rêves de liberté du
personnage central. Parmi les acteurs
secondaires, on retrouve aussi, Jennifer Beals
en aveugle, Malcolm McDowell et la jolie Mila
Kunis.
Si "Le livre d'Eli" se veut spirituel et
porté par des messages religieux, les
frères Hughes évitent
néanmoins une morale trop poussive tout
en agrémentant leur dernier long
métrage de quelques effets
hollywoodiens.
Warner Bros
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- "Thérapie de
couples "
de Peter Billingsley avec Kristen Bell, Malin
Akerman et Vince Vaughn.
Quatre couples d'amis du Midwest embarquent pour
un séjour très spécial sur
une île paradisiaque du Pacifique Sud. Le
couple à l'origine du voyage a
décidé de se rendre à
l'Éden, une station balnéaire de
luxe, comme dernier recours pour sauver leur
mariage. Les trois autres s'apprêtent
à profiter des multiples trésors
qu'offre ce petit coin de paradis: mer
turquoise, plages de sable blanc, jet-ski,
spa... Mais ils vont vite se rendre compte que
leur participation au programme très
original de thérapie de couples que
propose l'Éden n'a rien d'optionnel.
Soudain, leurs vacances au tarif de groupe ne
semblent plus être une si bonne
affaire...
À l'image de nombreuses comédies
avec Vince Vaughn, "Thérapie de
couples" mêle amour et humour avec
légèreté. Un univers trop
calibré pour nous étonner qui
repose sur son casting et quelques scènes
comiques. On y retrouve Vince Vaughn en
père de famille, Kristen Bell,
l'héroïne de "Veronica Mars"
et voix de la célèbre blogueuse
dans "Gossip Girl", en pleine crise de
couple ou encore Jean Reno en gourou
allumé de la thérapie de couple.
Sans oublier Jon Favreau qui tout comme Vince
Vaughn a participé au scénario de
cette comédie hollywoodienne. Avec eux,
on est convaincu que cette thérapie de
couples qui, dans un premier temps met
plutôt de l'huile sur le feu, unira ces
amoureux plus que jamais.
Universal
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- "I Love You Phillip
Morris "
de Glenn Ficarra et John Requa avec Jim Carrey,
Ewan McGregor, Leslie Mann et Rodrigo
Santoro.
Avant son coming out, Steven Russell
était un homme comme les autres, un bon
mari et un flic sans histoire. Depuis, il a
décidé de mener la grande vie
grâce à des arnaques aux
assurances. Une voie qui le mène en
prison pour y découvrir le grand amour.
Mais, quand celui-ci est libéré,
Steven ne pense plus qu'à le rejoindre
à l'extérieur et qu'importe la
manière...
Les réalisateurs de "Bad Santa"
reviennent avec un film qui n'aurait pas vu le
jour sans le nom de Jim Carrey pour les fonds ou
l'aide de Luc Besson pour sa distribution aux
États-Unis. Étonnant pour un
divertissement qui avec humour illustre une
histoire d'amour universelle si celle-ci
n'était pas entre deux hommes.
S'inspirant d'un récit véridique,
"I Love You Phillip Morris" se concentre
en particulier sur son personnage central,
joué par Jim Carrey et prêt
à toutes les extravagances pour rester
auprès de son âme soeur.
Loin des clichés, John Requa et Glenn
Ficarra basculent d'un univers à l'autre,
d'une histoire d'arnaque à la passion,
sans oublier les bons mots, les gags visuels ou
le jeu de Jim Carrey, entre retenue et son
contraire. On regrettera peut-être le
sous-emploi d'Ewan Mcgregor et les plus croyants
auront un certain mal à se laisser
prendre au jeu.
Au final, on passe un très bon moment
grâce à un traitement plein de
fraîcheur, d'émotion et au jeu d'un
troublion américain.
EuropaCorp
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- "Planet
51  ",
film d'animation de Jorge Blanco avec les voix
de Jessica Biel, Gary Oldman et John Cleese.
Les habitants de la Planète 51 vivent
dans la peur d'une invasion extra-terrestre.
Lorsqu'un astronaute débarque sur leur
terre, la panique s'installe et les habitants
tentent de le capturer, mais le visiteur veut
seulement rentrer chez lui, c'est un jeune
garçon qui va l'y aider...
Avec "Planet 51", l'Europe nous prouve
qu'elle est capable de rivaliser avec les grands
studios de l'animation en proposant une oeuvre
tout public drôle et mature. En
transposant la peur de l'extraterrestre sur une
autre planète et faisant de celui-ci un
humain, Joe Stillman, le scénariste de
"Shrek" instaure un univers qui rend
hommage aux grands films de la S.F., de "2001
l'Odyssée de l'espace" à
"L'Invasion des profanateurs de
sépultures", en passant par
"Alien", "Mars Attacks", "E.T." ou
"Wall E." Ce qui fait de "Panet
51" un film bourré de
références qui pourrait ne pas
accrocher les plus jeunes. Parce que les
personnages sont verts, et par son humour
référentiel, on pense vite
à une filiation avec "Shrek"
même si le film ne tombe jamais dans la
vulgarité.
Sans baisse de rythme et grâce à
des dialogues bien fichus, le film diffuse une
bonne humeur générale et nous
évite les séquences musicales tout
en s'inspirant des années 50 pour ses
décors et pour sa musique d'ambiance
("Lollipop" et "Be bop a lula").
On épingle néanmoins le manque
d'émotion quand au destin des personnages
tant "Planet 51" est riche en
détails. Ce qui n'empêchera pas les
fous de S.F. de passer un bon moment.
UGC Distribution
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-
"Armored "
de Nimrod Antal avec Matt Dillon, Jean Reno et Laurence
Fishburne.
Jeune vétéran de la guerre d'Irak, Ty doit
désormais s'occuper seul de l'éducation de
son petit frère. Malheureusement pour lui, l'homme
croule sous les dettes. Alors le voilà bien
embêté lorsque ses collègues lui
demandent de les aider à dérober l'argent
des fourgons qu'on leur a confiés. Après
une longue réflexion, Ty accepte si aucune goutte
de sang n'est versée. Plus facile à dire
qu'à faire et maintenant, Ty se trouve face
à sa conscience...
Film d'action calibré à l'hollywoodienne,
"Blindés" pour son titre français,
est loin d'être la surprise promise quand on voit
le casting proposé. Emmené par Columbus
Short qui doit se battre contre ses démons, le
reste de l'équipe est composée par des
pointures telles que Matt Dillon, Jean Reno, Laurence
Fishburne, Skeet Ulrich, Amaury Nolasco et Fred Ward.
Malgré cette force de jeu, le projet
s'écroule dans une mise en scène classique
et surtout sans surprise. Reste le jeu d'acteurs qui
permet au film de sortir son épingle du jeu. On
espère que cela saura suffire pour attirer le
public. C'est tout le bien qu'on leur souhaite.
Interdit aux moins de 16 ans, 84 mn.,
Sony Pictures Home Entertainment
- "Everybody's
Fine "
de Kirk Jones avec Robert De Niro, Drew Barrymore, Kate
Beckinsale et Sam Rockwell.
Un homme veuf décide de jouer les touristes
à travers les États-Unis et de
réunir ses cinq enfants, disséminés
dans tout le pays, afin de reprendre contact...
Avec "Everybody's Fine" ou "Tout va bien"
en version française, le réalisateur
britannique de "Waking Ned Devine" et "Nanny
McPhee" s'expatrie aux États-Unis avec un
remake de "Stanno Tutti Bene" de Giuseppe
Tornatore. Un choix qui éloignera les amateurs de
cinéma italien et un thème qui n'attirera
pas un large public puisque Kirk Jones aborde des
thèmes comme le veuvage, les non-dits et
l'éloignement familial. Sur un ton juste et
réaliste, il se concentre sur le quotidien d'un
jeune veuf interprété avec justesse et
force par Robert De Niro. Calme et posé, l'acteur
est plus que crédible dans le rôle d'un
père qui part à la recherche des enfants
qu'il n'a plus vu et qui découvrira petit à
petit les raisons de cet éloignement. Un sujet qui
est souligné par la photographie et une touche
très personnelle. A travers l'oeil de la
caméra, le réalisateur apporte une note
d'humour bien venue à ce drame familial sur fond
de road movie.
Restant néanmoins dans l'ombre du récit
original, "Tout va bien" explore le fossé
entre un père et ses enfants avec
sensibilité grâce au jeu sobre des
comédiens.
Walt Disney Studios Home
Entertainment
- "The Rebound "
de Bart Freundlich avec Catherine Zeta-Jones, Justin
Bartha et Lynn Whitfield.
Sandy surfe sur le Web quand elle tombe sur une
vidéo dans laquelle on voit son mari en plein
ébat sexuel avec une autre femme... Elle fuit
s'installer à New York avec ses deux enfants et
commence une nouvelle vie. Pour garder ses enfants, cette
femme de 40 ans loue les services de Aram, un jeune homme
de 25 ans duquel elle va beaucoup se rapprocher...
Réalisateur de "The Myth of Fingerprints"
ou encore de la série "Californication",
Bart Freudlich propose ici une comédie romantique
de fracture classique si elle ne mettait pas en
scène une mère de famille et son jeune
baby-sitter. Un couple interprété par
Catherine Zeta-Jones et Justin Bartha, moins connu mais
déjà à l'affiche de comédies
légères ou encore de "Benjamin Gates et
le trésor des Templiers". Un couple qui
fonctionne plutôt bien. Sans fioritures, tout en
simplicité, il suit le parcours de ce couple
atypique.
C'est avec un soupçon d'humour bien venu que le
réalisateur filme cette rencontre amoureuse et les
difficultés dues à leur différence
d'âge, tout en restant dans le registre de la
romance.
Universal
- "Le syndrome du
Titanic "
de Jean-Albert Lièvre et Nicolas Hulot.
"Je n'étais pas écologiste quand j'ai
commencé, il y a 30 ans, à voyager de par
le monde. J'ai vu la planète se
rétrécir sous mes yeux, je suis
passé de la conviction insouciante de vivre dans
un monde infini et immuable à la conscience d'un
monde fini et vulnérable. Depuis presque 20 ans,
je me bats avec d'autres pour alerter mais surtout
mobiliser face à la menace. Aujourd'hui, le
cinéma m'apparaît comme le moyen essentiel
pour que chacun puisse à son tour, en France et
à l'étranger, s'approprier le constat et
partager mes sentiments. Que chacun puisse voir la Terre
et l'Humanité telles qu'elles sont et telles que
je les ai vues. Que l'Homme retrouve sa propre
échelle dans le temps et l'espace. Ce film est un
cri d'alarme, ne laissons pas le temps nous dicter le
changement, mais aussi un cri d'espoir, saisissons
l'occasion pour nous retrouver, mobilisons le
génie humain en donnant enfin du sens au
progrès." Ce sont les mots qu'utilise Nicolas
Hulot pour parler de son documentaire
réalisé comme un plaidoyer. Sans
larmoiement, sans bouc émissaire, "Le syndrome
du Titanic" se repose sur les images grâce
à un travail de montage et de mise en
scène. Évitant de jouer au professeur, les
réalisateurs laissent aux spectateurs le choix
d'interpréter les images, de
réfléchir et qui sait, de trouver une
nouvelle voie afin de sauver notre race et de
s'éloigner de la consommation à
outrance.
Dans un cheminement assez éloigné du film
de Yann-Arthus Bertrand, "Le syndrome du Titanic"
s'intéresse aux hommes et leur lance une missive
à travers des images fortes.
Pathé Distribution
- "The Stepfather "
de Nelson McCormick avec Penn Badgley, Dylan Walsh, Sela
Ward et Amber Heard.
Michael Harding revient de l'école militaire et
retrouve sa mère complètement amoureuse et
vivant avec son nouveau copain, David. Au fur et à
mesure que les deux hommes commencent à se
connaître, Michael se méfie de plus en plus
de cet homme qui est toujours disponible pour donner un
coup de main. Est-ce que David est vraiment pour sa
mère l'homme de ses rêves, ou cacherait-il
plutôt un côté obscur...
Le réalisateur de "Prom Night, le bal de
l'horreur" reste dans l'adaptation en s'inspirant
d'une série B des années '80 pour son
nouveau projet qui met à mal les valeurs
familiales. S'adressant particulièrement aux
jeunes ados, il évite les scènes trop
violentes, saupoudre son film de musique rock et fait
appel à des acteurs du petit écran comme
Dylan Walsh de la série "Nip / Tuck", Penn
Badgley de "Gossip Girl" sans oublier Sela Ward
("Le jour d'après", "Dr. house") et Amber
Heard ("Californication", "Délire Express",
"Zombieland"). S'éloignant de la version
originale en s'attachant particulièrement au
couple très glamour formé par Penn Badgley
et Amber Heard, il met en scène un thriller
très lisse, avançant par petites touches
jusqu'au dénouement final. Si certaines
scènes sont efficaces, le long métrage est
trop anecdotique pour les férus du genre. Trop
calibré, trop classique pour le genre.
Une introduction dédiée exclusivement
à donner des frissons aux 13-16 ans.
Sony Pictures
- "The limits of
control "
de Jim Jarmusch avec Isaach De Bankolé, John Hurt
et Gael Garcia Bernal.
Un homme solitaire doit accomplir une mission criminelle
en Espagne. Sur sa route, divers anonymes
l'amènent sur une piste grâce à un
rendez-vous étrange fait de deux expressos, d'une
boîte d'allumettes, de quelques banalités et
d'un morceau de papier à avaler. Mais,
jusqu'où tout cela va nous mener...
Véritable artisan du cinéma dit d'auteurs,
Jim Jarmusch réalise avec "The limits of
control" une oeuvre à classer à part
dans sa filmographie. Pour l'occasion, il suit de
près un homme étrange investi par une
mission qui le mène en Espagne. Sur place, il va
de rencontres en rencontres afin d'avancer dans son
périple criminel. Plus on avance, plus
l'énigme amplifie. Seul tout au long de la route,
Isaach De Bankolé suit ce jeu de pistes dans une
posture plutôt rigide. Pas de doute, on ne
s'attache pas vraiment aux personnages qui passent comme
dans un rêve. C'est plutôt étrange
quand on sait que parmi eux se trouvent John Hurt, Gael
Garcia Bernal, Tilda Swinton, Bill Murray et la
ravissante Paz De La Huerta. Malheureusement, le
génie de Jim Jarmusch souffre ici de trop de
minimalisme et de manières. On assiste donc plus
à un rêve qu'à un film. Génial
pour les uns, soporifique pour les autres. À vous
de choisir...
TF1
- "Paranormal
Activity "
d'Oren Peli avec Katie Featherstone, Micah Sloat et Mark
Fredrichs.
Un jeune couple soupçonne leur maison d'être
hantée par un esprit démoniaque. Ils
mettent en place une surveillance vidéo afin de
traquer cette "présence" surtout la nuit, quand
les esprits sont les plus forts...
Phénomène sur Internet grâce auquel
il sort en salles, "Paranormal activity" bat tous
les records aux USA malgré un budget qui ferait
rire tout spécialiste du cinéma. Surfant
sur la vague "Blair Witch", sa mise en
scène, elle aussi, pourrait faire rire pour sa
simplicité et son côté "on suit la
vie banale d'un couple très ordinaire". Petit
à petit, des bruits se font entendre, des
lumières s'allument, ce qui n'effraie pas vraiment
sauf si, vous aussi, à la maison, vous angoissez
au moindre fait inattendu. Toute la magie du film se
trouve dans la description très réaliste de
ces petites peurs inconscientes et quasi invisibles.
À travers la caméra du couple, on est
témoin de phénomènes d'abord anodins
comme une porte qui bouge de quelques centimètres
et qui par leur réalisme deviennent assez
inquiétants. Alors que, pendant le jour, le couple
tergiverse sur les événements, la nuit la
caméra filme en infrarouge et abandonne le
spectateur dans l'attente. Une attente qui sera petit
à petit récompensée avant de vous
laisser la peur au ventre dans un final
grandiloquent.
Sans effets spéciaux, sans structure
cinématographique classique, le film d'Oren Peli
fonctionne par son réalisme.
Un réal docu, tourné à la
caméra digitale qui nourrira les phobies des uns
et qui en ne montrant jamais grand-chose en lassera
d'autres. Son côté réaliste
étant soit sa force soit son point faible...
Wild Bunch
- "L'abominable
vérité "
de Robert Luketic avec Katherine Heigl, Gerard Butler et
Bree Turner.
Véritable star du petit écran, Abby Richter
se voit dans l'obligation d'engager Mike Chadway, un
animateur abjecte que rien n'arrête quand il s'agit
de taux d'audience. Entre les deux professionnels de la
télé, le choc est au sommet alors que Abby
tombe sous le charme de son nouveau voisin. Pour Mike,
voici enfin l'occasion de se faire briller...
Derrière des comédies comme "Sa
mère ou moi" et "La revanche d'une
blonde" se cache le nom de Robert Luketic, un homme
qui connaît bien les rouages du genre. Avec sa
dernière réalisation, il met en
scène les difficiles relations entre un homme et
une femme tout deux au caractère bien
trempé. Un prétexte à faire des
étincelles de tout bois. Ici, il porte son
dévolu sur Katherine Heigl ("En cloque, mode
d'emploi") et Gerard Butler, le Roi Leonidas de
"300", un duo choc placé au menu d'un
scénario plutôt trop chic pour vraiment nous
séduire. Parfois, tout cela ressemble à du
réchauffé. Même si, au final, tout
ceci a été regardé sans trop
d'ennui. C'est déjà pas mal!
Sony Pictures
- Coffret 1,2 et 3 "Death
Note ".
Jeune homme comme tant d'autres, Light trouve un
étrange cahier qui lui ouvre les portes d'un
pouvoir à la fois unique et dangereux. En effet,
il suffit de noter un nom dans le "Death note" et la
personne citée décède l'instant
d'après d'une crise cardiaque. Il en profite pour
mettre hors d'état de nuire des criminels en tous
genres et ce un peu partout à travers le monde.
Rapidement, Interpol s'intéresse à cette
histoire étrange et recherche ce qui pourrait
être le plus grand tueur en série de tous
les temps...
Directement adapté d'un manga à
succès vendu à plus de 400 000 exemplaires
en France, "Death Note" la série a
été publié en coffrets 3 DVD aux
éditions Kana. Des coffrets qui sont
réédités à un prix plus
attractif pour tous les accrocs de ce récit
complexe qui à travers un univers fantastique
aborde la condition humaine. L. et Kira nous prouve que
la frontière entre le bien et le mal est bien
floue dans un décor plutôt sombre.
Malgré les épreuves, la morale restera
sauve.
Kana
- "This is it "
de Kenny Ortega avec Michael Jackson.
Voici en exclusivité un résumé qui
exploite plus de 100 heures d'images issues des
répétitions d'une série de concerts
que Michael Jackson devait jouer à Londres
l'été dernier. Un document posthume
inédit qui permet aux fans du chanteur de le
découvrir dans son intimité quelques jours
avant son décès au mois de juin. Loin de
l'enquête, ces images sont avant tout un
documentaire mis en images sous la forme d'un making-of
d'un concert qui n'aura jamais lieu. Souvenir d'une
légende qui semble au mieux de sa forme. C'est
là tout le drame de ce documentaire qui
dérange et séduit à la fois...
La sortie ultra-médiatisée de "This is
it" aura fait couler beaucoup d'encre et de rancoeur.
Il y a ceux qui aiment le film, les autres pensent que
les héritiers du "Roi de la Pop" en profitent pour
se remplir les poches ou tout simplement quelques uns qui
s'étonnent de la santé de l'artiste qui
allait décéder quelques semaines plus tard.
Mais loin de la polémique, "This is it" est
avant tout un document unique où l'on côtoie
la star dans une entreprise qui semblait extraordinaire
que ce soit dans la mise en scène ou le spectacle
proprement dit. Michael, sourit, danse, chante, le tout
dans un professionnalisme et une humanité qui
pourra en étonner beaucoup. L'autre question qui
nous vient à l'esprit c'est que Michael a tout
d'un homme en bonne santé et que finalement sa
mort semble bien dramatique. Sans être un
documentaire culte, "This is it" apporte à
la légende une image plus humaine qui fera
beaucoup de bien aux fans même si deux heures de
projection peuvent parfois sembler fort long. Bref, des
retrouvailles agréables qui malheureusement
signent aussi la fin d'une époque. Et pas de
doute, elle sera souvent mise au goût du jour dans
les prochaines années et qui sait ce que la
légende nous réserve.
Sony
- "Shrink "
de Jonas Pate avec Kevin Spacey, Mark Webber et Keke
Palmer
- "Samson
and Delilah "
de Warwick Thornton avec Rowan McNamara, Marissa Gibson
et Mitjili Napanangka Gibson
- "Observe
and report "
de Jody Hill avec Seth Rogen, Ray Liotta et Michael
Peña
- "Arthur
et la vengeance
de
Maltazard "
de Luc Besson avec Lou Reed, Mylène Farmer et
Snoop Doggy Dogg
- "Personal
Effects "
de David Hollander avec Michelle Pfeiffer, Ashton Kutcher
et Kathy Bates
- "Funny
People  "
de Judd Apatow avec Adam Sandler, Seth Rogen et Leslie
Mann
- "Avatar  "
de James Cameron avec Sam Worthington, Sigourney Weaver
et Michelle Rodriguez
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