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Dernière remise à jour, le 1er juillet 2010




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- "Shutter Island" de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio, Ben Kingsley, Mark Ruffalo et Emily Mortimer.
1954. Teddy Daniels et Chuck Aule enquêtent sur la disparition d'une patiente internée pour le meurtre de ses enfants et qui s'est échappée d'un hôpital psychiatrique à sécurité maximale. L'hôpital en question est basé sur Shutter Island, une île située à environ une heure au large de Boston...
Après "Mystic River" et "Gone Baby Gone" c'est un autre livre de Dennis Lehane qui est adapté au cinéma et de façon magistrale. Ce thriller gothique a inspiré Martin Scorsese après un malheureux remake d' "Infernal Affairs". Il faut dire que l'univers scié bien au réalisateur avec sa densité dramatique, ses moments hallucinés et son jeu de piste à la suite des différents protagonistes, des névrosés qui détiennent peut-être la clé de l'intrigue. Parmi eux, des déments interprétés avec force par Jackie Earle Haley et Elias Koteas. Di Caprio n'est pas en reste avec un personnage emprunt de vengeance, fragile, torturé et acharné. À ses côtés, Mark Ruffalo, Ben Kingsley, Max von Sydow, Emily Mortimer et Michelle Williams.
Laissant échapper les indices au compte-gouttes, "Shutter Island" est une très bonne surprise, un thriller fiévreux sur la folie, transcendé par un montage nerveux et une mise en scène hallucinatoire. Un récit qui tient toutes ses promesses jusqu'au grand final.
Universal

-"The Cove" de Louie Psihoyos.
Après s'être fait connaître dans les années 60 par la série "Flipper", l'ex-dresseur de dauphins Ric O'Barry est aujourd'hui un défenseur acharné des cétacés. Avec l'équipe de l'Oceanic Preservation Society, O'Barry entreprend de révéler au monde entier la vérité sur ce qu'il se passe à Taiji, au Japon, une petite ville qui cache un bien grand secret. Malgré l'hostilité de la police locale et des pêcheurs, O'Barry et ses complices réunissent une équipe de choc: cadreurs et preneurs de sons sous-marins, océanographes et plongeurs en apnée se lancent dans une opération secrète, destinée à rapporter des images interdites de la petite baie isolée...
"The Cove" est un documentaire édifiant qui met en lumière un trafic sanglant sur l'une des créatures les plus appréciées du grand public, le dauphin, massacré dans le plus grand secret ou capturé pour être envoyé dans les delphinariums du monde entier. Pour attirer l'intérêt du public, une équipe commando s'est rendue au Japon pour illustrer l'exploitation des dauphins à l'aide d'images chocs. Un travail militant qui prend à parti le spectateur, espérant ainsi discréditer leur captivité qui est encore loin de leur offrir une vie décente tout en soulignant une escroquerie. Au Japon, les consommateurs de viande de baleine mangent malgré eux du dauphin avec un risque sanitaire, ceux-ci contenant des doses alarmantes de mercure.
Un discours que Ric O'Barry tient depuis de nombreuses années dans des colloques et qui enfin se retrouve sur un support accessible et visible par tous. Malgré son côté militant, le film souligne comme bien d'autres le non-respect de la vie et l'état d'urgence qui règne actuellement sur la planète. Un sujet récompensé d'un Oscar.
EuropaCorp

- "The Book of Eli" d'Albert Hughes avec Mila Kunis, Denzel Washington et Gary Oldman.
L'Amérique n'est plus qu'une terre désolée, les villes sont en ruines et les routes, des pièges infestés de bandes criminelles. Depuis des années, Eli voyage seul, se protégeant des attaques et se battant pour trouver de quoi survivre. Lorsqu'il arrive dans ce qui fut autrefois la Californie, sa personnalité attire l'intérêt de Carnegie, un homme à la tête d'une petite communauté de criminels qui espère bien l'intégrer dans ses rangs. Mais, Eli a une autre idée en tête, continuer sa route vers l'ouest...
Après "From Hell", les frères Hugues abordent un thème très actuel, la fin du monde. Assez proche de "The Road", "The Book of Eli" s'en éloigne très vite par sa mise en scène plus rapide et son approche plus directe de la violence. On pense un peu à "Mad Max" même si on trouve des références aux westerns de Sergio Leone. Grâce à une photographie très soignée et des effets numériques discrets, on s'accroche aux pas d'Eli, un personnage héroïque, attaché à ce passé perdu et sachant éviter les pièges d'un présent plus morne. Un premier rôle qui habille bien l'acteur Denzel Washington, dernier humain au pays des barbares. Alors que Gary Oldman préfère la face sombre, opposant son désir d'ordre et de pouvoir aux rêves de liberté du personnage central. Parmi les acteurs secondaires, on retrouve aussi, Jennifer Beals en aveugle, Malcolm McDowell et la jolie Mila Kunis.
Si "Le livre d'Eli" se veut spirituel et porté par des messages religieux, les frères Hughes évitent néanmoins une morale trop poussive tout en agrémentant leur dernier long métrage de quelques effets hollywoodiens.
Warner Bros

- "Thérapie de couples" de Peter Billingsley avec Kristen Bell, Malin Akerman et Vince Vaughn.
Quatre couples d'amis du Midwest embarquent pour un séjour très spécial sur une île paradisiaque du Pacifique Sud. Le couple à l'origine du voyage a décidé de se rendre à l'Éden, une station balnéaire de luxe, comme dernier recours pour sauver leur mariage. Les trois autres s'apprêtent à profiter des multiples trésors qu'offre ce petit coin de paradis: mer turquoise, plages de sable blanc, jet-ski, spa... Mais ils vont vite se rendre compte que leur participation au programme très original de thérapie de couples que propose l'Éden n'a rien d'optionnel. Soudain, leurs vacances au tarif de groupe ne semblent plus être une si bonne affaire...
À l'image de nombreuses comédies avec Vince Vaughn, "Thérapie de couples" mêle amour et humour avec légèreté. Un univers trop calibré pour nous étonner qui repose sur son casting et quelques scènes comiques. On y retrouve Vince Vaughn en père de famille, Kristen Bell, l'héroïne de "Veronica Mars" et voix de la célèbre blogueuse dans "Gossip Girl", en pleine crise de couple ou encore Jean Reno en gourou allumé de la thérapie de couple. Sans oublier Jon Favreau qui tout comme Vince Vaughn a participé au scénario de cette comédie hollywoodienne. Avec eux, on est convaincu que cette thérapie de couples qui, dans un premier temps met plutôt de l'huile sur le feu, unira ces amoureux plus que jamais.
Universal

- "I Love You Phillip Morris" de Glenn Ficarra et John Requa avec Jim Carrey, Ewan McGregor, Leslie Mann et Rodrigo Santoro.
Avant son coming out, Steven Russell était un homme comme les autres, un bon mari et un flic sans histoire. Depuis, il a décidé de mener la grande vie grâce à des arnaques aux assurances. Une voie qui le mène en prison pour y découvrir le grand amour. Mais, quand celui-ci est libéré, Steven ne pense plus qu'à le rejoindre à l'extérieur et qu'importe la manière...
Les réalisateurs de "Bad Santa" reviennent avec un film qui n'aurait pas vu le jour sans le nom de Jim Carrey pour les fonds ou l'aide de Luc Besson pour sa distribution aux États-Unis. Étonnant pour un divertissement qui avec humour illustre une histoire d'amour universelle si celle-ci n'était pas entre deux hommes. S'inspirant d'un récit véridique, "I Love You Phillip Morris" se concentre en particulier sur son personnage central, joué par Jim Carrey et prêt à toutes les extravagances pour rester auprès de son âme soeur.
Loin des clichés, John Requa et Glenn Ficarra basculent d'un univers à l'autre, d'une histoire d'arnaque à la passion, sans oublier les bons mots, les gags visuels ou le jeu de Jim Carrey, entre retenue et son contraire. On regrettera peut-être le sous-emploi d'Ewan Mcgregor et les plus croyants auront un certain mal à se laisser prendre au jeu.
Au final, on passe un très bon moment grâce à un traitement plein de fraîcheur, d'émotion et au jeu d'un troublion américain.
EuropaCorp

- "Planet 51", film d'animation de Jorge Blanco avec les voix de Jessica Biel, Gary Oldman et John Cleese.
Les habitants de la Planète 51 vivent dans la peur d'une invasion extra-terrestre. Lorsqu'un astronaute débarque sur leur terre, la panique s'installe et les habitants tentent de le capturer, mais le visiteur veut seulement rentrer chez lui, c'est un jeune garçon qui va l'y aider...
Avec "Planet 51", l'Europe nous prouve qu'elle est capable de rivaliser avec les grands studios de l'animation en proposant une oeuvre tout public drôle et mature. En transposant la peur de l'extraterrestre sur une autre planète et faisant de celui-ci un humain, Joe Stillman, le scénariste de "Shrek" instaure un univers qui rend hommage aux grands films de la S.F., de "2001 l'Odyssée de l'espace" à "L'Invasion des profanateurs de sépultures", en passant par "Alien", "Mars Attacks", "E.T." ou "Wall E." Ce qui fait de "Panet 51" un film bourré de références qui pourrait ne pas accrocher les plus jeunes. Parce que les personnages sont verts, et par son humour référentiel, on pense vite à une filiation avec "Shrek" même si le film ne tombe jamais dans la vulgarité.
Sans baisse de rythme et grâce à des dialogues bien fichus, le film diffuse une bonne humeur générale et nous évite les séquences musicales tout en s'inspirant des années 50 pour ses décors et pour sa musique d'ambiance ("Lollipop" et "Be bop a lula"). On épingle néanmoins le manque d'émotion quand au destin des personnages tant "Planet 51" est riche en détails. Ce qui n'empêchera pas les fous de S.F. de passer un bon moment.
UGC Distribution

- "Armored" de Nimrod Antal avec Matt Dillon, Jean Reno et Laurence Fishburne.
Jeune vétéran de la guerre d'Irak, Ty doit désormais s'occuper seul de l'éducation de son petit frère. Malheureusement pour lui, l'homme croule sous les dettes. Alors le voilà bien embêté lorsque ses collègues lui demandent de les aider à dérober l'argent des fourgons qu'on leur a confiés. Après une longue réflexion, Ty accepte si aucune goutte de sang n'est versée. Plus facile à dire qu'à faire et maintenant, Ty se trouve face à sa conscience...
Film d'action calibré à l'hollywoodienne, "Blindés" pour son titre français, est loin d'être la surprise promise quand on voit le casting proposé. Emmené par Columbus Short qui doit se battre contre ses démons, le reste de l'équipe est composée par des pointures telles que Matt Dillon, Jean Reno, Laurence Fishburne, Skeet Ulrich, Amaury Nolasco et Fred Ward. Malgré cette force de jeu, le projet s'écroule dans une mise en scène classique et surtout sans surprise. Reste le jeu d'acteurs qui permet au film de sortir son épingle du jeu. On espère que cela saura suffire pour attirer le public. C'est tout le bien qu'on leur souhaite.
Interdit aux moins de 16 ans, 84 mn., Sony Pictures Home Entertainment

- "Everybody's Fine" de Kirk Jones avec Robert De Niro, Drew Barrymore, Kate Beckinsale et Sam Rockwell.
Un homme veuf décide de jouer les touristes à travers les États-Unis et de réunir ses cinq enfants, disséminés dans tout le pays, afin de reprendre contact...
Avec "Everybody's Fine" ou "Tout va bien" en version française, le réalisateur britannique de "Waking Ned Devine" et "Nanny McPhee" s'expatrie aux États-Unis avec un remake de "Stanno Tutti Bene" de Giuseppe Tornatore. Un choix qui éloignera les amateurs de cinéma italien et un thème qui n'attirera pas un large public puisque Kirk Jones aborde des thèmes comme le veuvage, les non-dits et l'éloignement familial. Sur un ton juste et réaliste, il se concentre sur le quotidien d'un jeune veuf interprété avec justesse et force par Robert De Niro. Calme et posé, l'acteur est plus que crédible dans le rôle d'un père qui part à la recherche des enfants qu'il n'a plus vu et qui découvrira petit à petit les raisons de cet éloignement. Un sujet qui est souligné par la photographie et une touche très personnelle. A travers l'oeil de la caméra, le réalisateur apporte une note d'humour bien venue à ce drame familial sur fond de road movie.
Restant néanmoins dans l'ombre du récit original, "Tout va bien" explore le fossé entre un père et ses enfants avec sensibilité grâce au jeu sobre des comédiens.
Walt Disney Studios Home Entertainment

- "The Rebound" de Bart Freundlich avec Catherine Zeta-Jones, Justin Bartha et Lynn Whitfield.
Sandy surfe sur le Web quand elle tombe sur une vidéo dans laquelle on voit son mari en plein ébat sexuel avec une autre femme... Elle fuit s'installer à New York avec ses deux enfants et commence une nouvelle vie. Pour garder ses enfants, cette femme de 40 ans loue les services de Aram, un jeune homme de 25 ans duquel elle va beaucoup se rapprocher...
Réalisateur de "The Myth of Fingerprints" ou encore de la série "Californication", Bart Freudlich propose ici une comédie romantique de fracture classique si elle ne mettait pas en scène une mère de famille et son jeune baby-sitter. Un couple interprété par Catherine Zeta-Jones et Justin Bartha, moins connu mais déjà à l'affiche de comédies légères ou encore de "Benjamin Gates et le trésor des Templiers". Un couple qui fonctionne plutôt bien. Sans fioritures, tout en simplicité, il suit le parcours de ce couple atypique.
C'est avec un soupçon d'humour bien venu que le réalisateur filme cette rencontre amoureuse et les difficultés dues à leur différence d'âge, tout en restant dans le registre de la romance.
Universal

- "Le syndrome du Titanic" de Jean-Albert Lièvre et Nicolas Hulot.
"Je n'étais pas écologiste quand j'ai commencé, il y a 30 ans, à voyager de par le monde. J'ai vu la planète se rétrécir sous mes yeux, je suis passé de la conviction insouciante de vivre dans un monde infini et immuable à la conscience d'un monde fini et vulnérable. Depuis presque 20 ans, je me bats avec d'autres pour alerter mais surtout mobiliser face à la menace. Aujourd'hui, le cinéma m'apparaît comme le moyen essentiel pour que chacun puisse à son tour, en France et à l'étranger, s'approprier le constat et partager mes sentiments. Que chacun puisse voir la Terre et l'Humanité telles qu'elles sont et telles que je les ai vues. Que l'Homme retrouve sa propre échelle dans le temps et l'espace. Ce film est un cri d'alarme, ne laissons pas le temps nous dicter le changement, mais aussi un cri d'espoir, saisissons l'occasion pour nous retrouver, mobilisons le génie humain en donnant enfin du sens au progrès." Ce sont les mots qu'utilise Nicolas Hulot pour parler de son documentaire réalisé comme un plaidoyer. Sans larmoiement, sans bouc émissaire, "Le syndrome du Titanic" se repose sur les images grâce à un travail de montage et de mise en scène. Évitant de jouer au professeur, les réalisateurs laissent aux spectateurs le choix d'interpréter les images, de réfléchir et qui sait, de trouver une nouvelle voie afin de sauver notre race et de s'éloigner de la consommation à outrance.
Dans un cheminement assez éloigné du film de Yann-Arthus Bertrand, "Le syndrome du Titanic" s'intéresse aux hommes et leur lance une missive à travers des images fortes.
Pathé Distribution

- "The Stepfather" de Nelson McCormick avec Penn Badgley, Dylan Walsh, Sela Ward et Amber Heard.
Michael Harding revient de l'école militaire et retrouve sa mère complètement amoureuse et vivant avec son nouveau copain, David. Au fur et à mesure que les deux hommes commencent à se connaître, Michael se méfie de plus en plus de cet homme qui est toujours disponible pour donner un coup de main. Est-ce que David est vraiment pour sa mère l'homme de ses rêves, ou cacherait-il plutôt un côté obscur...
Le réalisateur de "Prom Night, le bal de l'horreur" reste dans l'adaptation en s'inspirant d'une série B des années '80 pour son nouveau projet qui met à mal les valeurs familiales. S'adressant particulièrement aux jeunes ados, il évite les scènes trop violentes, saupoudre son film de musique rock et fait appel à des acteurs du petit écran comme Dylan Walsh de la série "Nip / Tuck", Penn Badgley de "Gossip Girl" sans oublier Sela Ward ("Le jour d'après", "Dr. house") et Amber Heard ("Californication", "Délire Express", "Zombieland"). S'éloignant de la version originale en s'attachant particulièrement au couple très glamour formé par Penn Badgley et Amber Heard, il met en scène un thriller très lisse, avançant par petites touches jusqu'au dénouement final. Si certaines scènes sont efficaces, le long métrage est trop anecdotique pour les férus du genre. Trop calibré, trop classique pour le genre.
Une introduction dédiée exclusivement à donner des frissons aux 13-16 ans.
Sony Pictures

- "The limits of control" de Jim Jarmusch avec Isaach De Bankolé, John Hurt et Gael Garcia Bernal.
Un homme solitaire doit accomplir une mission criminelle en Espagne. Sur sa route, divers anonymes l'amènent sur une piste grâce à un rendez-vous étrange fait de deux expressos, d'une boîte d'allumettes, de quelques banalités et d'un morceau de papier à avaler. Mais, jusqu'où tout cela va nous mener...
Véritable artisan du cinéma dit d'auteurs, Jim Jarmusch réalise avec "The limits of control" une oeuvre à classer à part dans sa filmographie. Pour l'occasion, il suit de près un homme étrange investi par une mission qui le mène en Espagne. Sur place, il va de rencontres en rencontres afin d'avancer dans son périple criminel. Plus on avance, plus l'énigme amplifie. Seul tout au long de la route, Isaach De Bankolé suit ce jeu de pistes dans une posture plutôt rigide. Pas de doute, on ne s'attache pas vraiment aux personnages qui passent comme dans un rêve. C'est plutôt étrange quand on sait que parmi eux se trouvent John Hurt, Gael Garcia Bernal, Tilda Swinton, Bill Murray et la ravissante Paz De La Huerta. Malheureusement, le génie de Jim Jarmusch souffre ici de trop de minimalisme et de manières. On assiste donc plus à un rêve qu'à un film. Génial pour les uns, soporifique pour les autres. À vous de choisir...
TF1

- "Paranormal Activity" d'Oren Peli avec Katie Featherstone, Micah Sloat et Mark Fredrichs.
Un jeune couple soupçonne leur maison d'être hantée par un esprit démoniaque. Ils mettent en place une surveillance vidéo afin de traquer cette "présence" surtout la nuit, quand les esprits sont les plus forts...
Phénomène sur Internet grâce auquel il sort en salles, "Paranormal activity" bat tous les records aux USA malgré un budget qui ferait rire tout spécialiste du cinéma. Surfant sur la vague "Blair Witch", sa mise en scène, elle aussi, pourrait faire rire pour sa simplicité et son côté "on suit la vie banale d'un couple très ordinaire". Petit à petit, des bruits se font entendre, des lumières s'allument, ce qui n'effraie pas vraiment sauf si, vous aussi, à la maison, vous angoissez au moindre fait inattendu. Toute la magie du film se trouve dans la description très réaliste de ces petites peurs inconscientes et quasi invisibles.
À travers la caméra du couple, on est témoin de phénomènes d'abord anodins comme une porte qui bouge de quelques centimètres et qui par leur réalisme deviennent assez inquiétants. Alors que, pendant le jour, le couple tergiverse sur les événements, la nuit la caméra filme en infrarouge et abandonne le spectateur dans l'attente. Une attente qui sera petit à petit récompensée avant de vous laisser la peur au ventre dans un final grandiloquent.
Sans effets spéciaux, sans structure cinématographique classique, le film d'Oren Peli fonctionne par son réalisme.
Un réal docu, tourné à la caméra digitale qui nourrira les phobies des uns et qui en ne montrant jamais grand-chose en lassera d'autres. Son côté réaliste étant soit sa force soit son point faible...
Wild Bunch

- "L'abominable vérité" de Robert Luketic avec Katherine Heigl, Gerard Butler et Bree Turner.
Véritable star du petit écran, Abby Richter se voit dans l'obligation d'engager Mike Chadway, un animateur abjecte que rien n'arrête quand il s'agit de taux d'audience. Entre les deux professionnels de la télé, le choc est au sommet alors que Abby tombe sous le charme de son nouveau voisin. Pour Mike, voici enfin l'occasion de se faire briller...
Derrière des comédies comme "Sa mère ou moi" et "La revanche d'une blonde" se cache le nom de Robert Luketic, un homme qui connaît bien les rouages du genre. Avec sa dernière réalisation, il met en scène les difficiles relations entre un homme et une femme tout deux au caractère bien trempé. Un prétexte à faire des étincelles de tout bois. Ici, il porte son dévolu sur Katherine Heigl ("En cloque, mode d'emploi") et Gerard Butler, le Roi Leonidas de "300", un duo choc placé au menu d'un scénario plutôt trop chic pour vraiment nous séduire. Parfois, tout cela ressemble à du réchauffé. Même si, au final, tout ceci a été regardé sans trop d'ennui. C'est déjà pas mal!
Sony Pictures

- Coffret 1,2 et 3 "Death Note".
Jeune homme comme tant d'autres, Light trouve un étrange cahier qui lui ouvre les portes d'un pouvoir à la fois unique et dangereux. En effet, il suffit de noter un nom dans le "Death note" et la personne citée décède l'instant d'après d'une crise cardiaque. Il en profite pour mettre hors d'état de nuire des criminels en tous genres et ce un peu partout à travers le monde. Rapidement, Interpol s'intéresse à cette histoire étrange et recherche ce qui pourrait être le plus grand tueur en série de tous les temps...
Directement adapté d'un manga à succès vendu à plus de 400 000 exemplaires en France, "Death Note" la série a été publié en coffrets 3 DVD aux éditions Kana. Des coffrets qui sont réédités à un prix plus attractif pour tous les accrocs de ce récit complexe qui à travers un univers fantastique aborde la condition humaine. L. et Kira nous prouve que la frontière entre le bien et le mal est bien floue dans un décor plutôt sombre. Malgré les épreuves, la morale restera sauve.
Kana

- "This is it" de Kenny Ortega avec Michael Jackson.
Voici en exclusivité un résumé qui exploite plus de 100 heures d'images issues des répétitions d'une série de concerts que Michael Jackson devait jouer à Londres l'été dernier. Un document posthume inédit qui permet aux fans du chanteur de le découvrir dans son intimité quelques jours avant son décès au mois de juin. Loin de l'enquête, ces images sont avant tout un documentaire mis en images sous la forme d'un making-of d'un concert qui n'aura jamais lieu. Souvenir d'une légende qui semble au mieux de sa forme. C'est là tout le drame de ce documentaire qui dérange et séduit à la fois...
La sortie ultra-médiatisée de "This is it" aura fait couler beaucoup d'encre et de rancoeur. Il y a ceux qui aiment le film, les autres pensent que les héritiers du "Roi de la Pop" en profitent pour se remplir les poches ou tout simplement quelques uns qui s'étonnent de la santé de l'artiste qui allait décéder quelques semaines plus tard. Mais loin de la polémique, "This is it" est avant tout un document unique où l'on côtoie la star dans une entreprise qui semblait extraordinaire que ce soit dans la mise en scène ou le spectacle proprement dit. Michael, sourit, danse, chante, le tout dans un professionnalisme et une humanité qui pourra en étonner beaucoup. L'autre question qui nous vient à l'esprit c'est que Michael a tout d'un homme en bonne santé et que finalement sa mort semble bien dramatique. Sans être un documentaire culte, "This is it" apporte à la légende une image plus humaine qui fera beaucoup de bien aux fans même si deux heures de projection peuvent parfois sembler fort long. Bref, des retrouvailles agréables qui malheureusement signent aussi la fin d'une époque. Et pas de doute, elle sera souvent mise au goût du jour dans les prochaines années et qui sait ce que la légende nous réserve.
Sony



- "Shrink" de Jonas Pate avec Kevin Spacey, Mark Webber et Keke Palmer

- "Samson and Delilah" de Warwick Thornton avec Rowan McNamara, Marissa Gibson et Mitjili Napanangka Gibson

- "Observe and report" de Jody Hill avec Seth Rogen, Ray Liotta et Michael Peña

- "Arthur et la vengeance de Maltazard" de Luc Besson avec Lou Reed, Mylène Farmer et Snoop Doggy Dogg

- "Personal Effects" de David Hollander avec Michelle Pfeiffer, Ashton Kutcher et Kathy Bates

- "Funny People" de Judd Apatow avec Adam Sandler, Seth Rogen et Leslie Mann

- "Avatar" de James Cameron avec Sam Worthington, Sigourney Weaver et Michelle Rodriguez



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